Avis des élus SU-UNSA sur la situation économique et financière de la CEGEE

Lors de la réunion du CSE du 24 juillet dernier, vos élus du Syndicat Unifié – Unsa, désormais Unsa Caisse d’épargne, ont rendu leur avis sur la situation économique et financière de la CEGEE en 2024.

Voici le texte intégral, lu en réunion jeudi dernier : 

 

Les chiffres sont tombés. Et ils sont bons. Très bons !

 

La Caisse d’Épargne Grand Est Europe affiche un résultat net de 108,6 millions d’euros, en hausse de près de 25 % en un an.

  • Produit net bancaire : +5,35 % à 511,9 millions d’euros.
  • 31 000 nouveaux clients.
  • Plus de 24 milliards d’euros de crédits distribués.
  • Un coefficient d’exploitation en amélioration.

 

Sur le papier, c’est une réussite. Mais dans la vraie vie…

 

Une banque régionale performante, rentable, solide.
Mais dans la vraie vie, dans les agences, dans les services ? C’est une autre histoire.

  • Aucune prime exceptionnelle.
  • Des augmentations générales quasi inexistantes, données sur des critères discutables.
  • Des équipes en tension, en sous-effectif, sous pression.
  • Des objectifs toujours plus élevés… et de moins en moins atteignables.

 

Qui a généré ces 108 millions d’euros de résultat ?

 

La direction régionale ? Non. Ce sont les salariés. Les collègues. Vous. Nous.
Et pourtant, rien. Pas un euro de reconnaissance !
On nous parle de responsabilité, d’engagement, de collectif. Mais quand vient le moment de redistribuer la richesse, on disparaît des radars.

 

Des félicitations oui, de la reconnaissance non !

 

La vérité, c’est que les salariés de la CEGEE sont les grands oubliés de cette réussite. On nous félicite dans les slides, mais on nous oublie dans les bulletins de paie. 
Sans reconnaissance, il n’y a plus de motivation.
Sans les équipes, il n’y aura plus de résultats.

 

Les salariés ne sont pas un coût. Ils sont un investissement.

 

Ils ne doivent plus être les oubliés de la réussite, ils en sont les piliers.

Il est donc évident pour le respect de nos collègues, des valeurs de notre engagement syndical, que nous vous rendrons et assumerons un avis DÉFAVORABLE !

Il est à noter que si CFDT et SUD se sont abstenus, en revanche les élus CGC se sont positionnés favorablement. A croire que les freins mis par nos dirigeants sur le partage de la richesse ne les dérange pas, tout comme la réduction des effectifs qui profitent aux résultats ! A chacun d’apprécier…
Qui plus est sachant que nos dirigeants – plutôt égoïstes en l’espèce – bénéficient du PILT, un niveau de rémunération supplémentaire basé sur l’évolution des fonds propres et pouvant aller jusqu’à 10% de leur rémunération pour les membres du directoire, jusqu’à 20% pour le président. Dispositif dont les salariés sont exclus… sauf en CEAPC et CECAZ où un dispositif miroir au PILT a été mis en place pour les salariés ! 

 

Antoine CHAPPAT
Représentant syndical au CSE
Délégué syndical
Syndicat Unifié-Unsa