QUAND PERFORMANCE NE RIME PAS AVEC ÉQUITÉ

La Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) nationale de la branche Caisse d’Épargne, signée par l’UNSA-CE, a acté une Augmentation Générale (AG) de 1% pour tous les salariés. Cet accord devait servir de socle à des NAO locales ambitieuses, reflétant les performances des caisses et récompensant les salariés à la hauteur des résultats obtenus.

Pourtant, l’engagement des dirigeants en matière de partage de la valeur reste profondément inégal, comme le montrent deux exemples édifiants.

 

 

  • CAISSE D’EPARGNE LANGUEDOC ROUSSILLON

L’EXEMPLE D’UNE POLITIQUE SOCIALE VERTUEUSE

Avec des résultats exceptionnels (intéressement à 13%, part variable moyenne de plus de 8%), la Caisse d’Épargne Languedoc-Roussillon (CELR) a fait le choix d’une reconnaissance tangible de ses salariés

 

DES MESURES PALPABLES

  • Prime de partage de la valeur : 1500 €
  • Enveloppe d’Augmentations Individuelles (AI) de 1,7% de la masse salariale, incluant :
    • 150 000 € pour l’égalité femmes-hommes ;
    • 200 000 € pour revaloriser les métiers sous tension.
  • Abondement PEE à 300% (prime maximale de 500 €) ;
  • Prime de 2 000 € pour les diplômes certifiants ;
  • Reclassification en niveau cadre (H) pour les conseillers en gestion de patrimoine certifiés ;
  • Mesures sociales complémentaires :
    • ticket-restaurant à 11 €,
    • participation aux frais de parking.

 

ANALYSE UNSA-CE 

Une direction qui assume son rôle social et prouve que performance et équité peuvent aller de pair.

 

 

  • CAISSE D’EPARGNE CEPAC

LE SCANDALE D’UNE PROSPÉRITÉ NON PARTAGÉE

La Caisse d’Épargne Provence-Alpes-Corse (CEPAC), avec 208 M€ de résultats nets (soit près de 30 M€ au-dessus de l’objectif), aurait pu – dû – faire mieux. Pourtant, ses dirigeants ont choisi une voie résolument minimaliste :

  • Enveloppe d’AI limitée à 1,6%, insuffisante pour récompenser plus d’un salarié sur trois
  • Aucune mesure complémentaire pour valoriser les métiers en tension, l’égalité professionnelle ou les efforts individuels.

 

FAITES CE QUE JE DIS, NE DITES PAS CE QUE JE FAIS…

Alors que les salariés se voient privés de reconnaissance, les dirigeants de la CEPAC toucheront le maximum de leur part variable bonifiée, de leur intéressement, et bénéficieront d’un surinteressement de 10% (voire 20% pour la présidente).

 

ANALYSE UNSA-CE

Où est la cohérence ? Où est la justice ? Comment justifier que la performance collective profite à une minorité, tandis que la majorité des salariés en est exclue ?

 

POUR UNE REDISTRIBUTION ÉQUITABLE DE LA VALEUR CRÉÉE

L’UNSA-CE salue les bonnes pratiques là où elles existent, comme en CELR, mais dénonce avec force les inégalités flagrantes entre les caisses comme en CEPAC. À résultats comparables, pourquoi certains salariés sont-ils reconnus et valorisés, tandis que d’autres sont oubliés ?

Nous exigeons que toutes les directions, et en particulier celle de la CEPAC, assument leurs responsabilités sociales. La performance d’une entreprise se mesure aussi en sa capacité à partager équitablement les richesses qu’elle génère..

 

 

CHAQUE SALARIÉ MÉRITE UNE RECONNAISSANCE À LA HAUTEUR DE SON ENGAGEMENT,
L’UNSA-CE NE LÂCHERA RIEN !

 

 


Franck DELAGRANDE
Secrétaire national UNSA-CE