POUR UNE RECONNAISSANCE LÉGALE DU CONGÉ MENSTRUEL

 

« Les douleurs menstruelles ne doivent plus être un tabou, ni un obstacle au travail »

 

Chaque mois, des millions de personnes menstruées subissent des douleurs invalidantes – migraines, vomissements, vertiges, fatigue intense, saignements abondants – qui transforment leur quotidien professionnel en parcours du combattant. Pourtant, ces souffrances, trop souvent minimisées ou ignorées, restent invisibles dans le monde du travail. Certaines salariées sont contraintes de recourir à des solutions individuelles (congés sans solde, pose de RTT, etc.), au détriment de leur santé et de leur équilibre.

 

 

Un congé menstruel dans la loi : une nécessité médicale et sociale

L’UNSA-CE réclame l’inscription dans la loi d’un arrêt de travail spécifique pour règles douloureuses, accessible sur certificat médical et pris en charge par la Sécurité Sociale. Il ne s’agit pas d’un congé de confort, mais d’une mesure essentielle pour garantir l’égalité professionnelle et la dignité des personnes concernées.

 

 

Pourquoi une loi est-elle indispensable ?

Aujourd’hui, seules quelques entreprises proposent des aménagements, souvent précaires et inégaux. Les initiatives locales, quand elles existent, sont régulièrement remises en cause. Cette approche fragmentée creuse les inégalités et laisse des milliers de salariées sans protection. La France ne peut plus rester à la traîne : des pays comme le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, l’Indonésie, la Zambie et l’Espagne ont déjà reconnu ce droit.

 

 

Les revendications de l’Unsa Caisse d’épargne

  • Un arrêt de travail spécifique, sur certificat médical, sans perte de salaire.
  • La suppression des jours de carence pour les arrêts liés aux règles douloureuses.
  • Des aménagements professionnels souples : télétravail, horaires adaptés, espaces de repos.
  • Des campagnes de sensibilisation pour briser les tabous et lutter contre les discriminations.

 

 

Reconnaître la douleur menstruelle, c’est respecter les personnes concernées.

Adopter un congé menstruel, ce n’est pas fragiliser les salariées, c’est adapter le travail à la réalité des corps et faire de la santé menstruelle une question de justice sociale.
L’égalité ne se décrète pas, elle se construit – et elle commence par la reconnaissance de ces souffrances trop longtemps ignorées.

 

 

 

L’UNSA-CE appelle à une mobilisation collective pour que la France inscrive enfin ce droit dans la loi. Ensemble, faisons entendre nos voix : la santé menstruelle est une priorité.

 

 

→ Vous aussi, SIGNEZ la pétition lancée par l’UNSA ICI