Depuis la présentation du dossier de réorganisation de la BDD, l’UNSA CERA n’a cessé d’exprimer ses craintes. Nous avons dénoncé les difficultés de reclassement, la pression commerciale accrue dans un contexte de sous-effectifs et le sentiment de déclassement ressenti par les équipes. Cette situation rappelle la période du « benchmark » que beaucoup ne souhaitent plus revivre.
Dans ce contexte déjà difficile, se rajoute l’inquiétude de la part variable pour un certain nombre de salariés. Par exemple :
- Les DCMM voient leur périmètre d’intervention changer. Les réussites du premier quadrimestre seront oubliés (règles de mobilité inscrites dans le guide de la PV). Le deuxième quadrimestre sera en berne
en raison d’un mois de mai impacté par les ponts. Quant à juin, c’est la mise en place post-bascule avec toutes ses difficultés, et après ce sont les vacances ! - Les CAGP ont perdu leur portefeuille et doivent s'adapter à de nouveaux secteurs. Il est difficile d’être un spécialiste patrimonial lorsqu’on ne connait pas ses clients, voire que l’on hérite de clients hors cibles. Les délais anormalement longs pour la validation de certains items rendent impossible l'atteinte des objectifs du quadrimestre.
- Les CA pros ne sont pas en reste avec de nombreux absents et la gestion multi-portefeuilles ce qui impacte directement la performance.
- Nous pouvons aussi citer le grand chamboulement des portefeuilles de clients avec des réalisations faites par certains, mais qui comptent dans d’autres portefeuilles.
La liste des impacts de cette réorganisation sur la PV 2025 est loin d’être exhaustive. Ces quelques exemples montrent les conséquences néfastes sur les équipes de la manière dont est conduite cette réorganisation . Un sentiment de morosité plane, car personne à la BDD n'est en mesure d'apporter un message positif sur ce sujet
précis. La seule consigne entendue, est un message incantatoire : « il faut réussir le dernier quadrimestre ! » . La méthode Coué serait-elle devenue le nouveau mode de management de la Direction BDD ?
L'UNSA CERA demande au Directoire de prendre ses responsabilités. Un état des lieux détaillé de l’impact de cette réorganisation sur la PV est nécessaire. Si les commerciaux travaillent pour atteindre leurs objectifs, ils ne peuvent être tenus responsables des conséquences négatives de cette nouvelle organisation sur le calcul de leur part variable. Ils doivent percevoir le fruit de leurs efforts.
«Vivre les malheurs d’avance, c’est les subir deux fois». René Barjavel